Te voy a escribir ...

22 mars 2020

semaine1 de confinement

vague

Je crois que comme tout le monde, j'ai besoin de poser ça là. Quelques mots pour décrire la situation que l'on vit..

(Vendredi) Aujourd'hui c'est un jour sans. Je suis moralement épuisée. Je n'ai ni l'envie, ni la motivation de travailler. Je n'en peux plus d'avoir le casque sur les oreilles toute la journée. Je n'arrive pas à démarrer des rédactions de bilans et/ou synthèses entre 2 coups de fil...

Je suis en télétravail, sans activité réduite parce qu'il y a des gens à contacter et des dossiers à gérer.

Mais il y aussi des enfants qui essaient de faire l'école à la maison, chacun à sa façon:

- Vite fait/ bien? fait pour l'un -en 4e, qui refuse que je mette le nez dans son travail. Qui devrait normalement travailler 2 heures, mais qui a plié son travail en une demi-heure.

- Des besoins "intenses" pour l'autre qui voudrait profiter de ma présence pour que je fasse ce que je n'ai que peu fait jusqu'à présent -elle est en 2de- l'aider dans ses devoirs et dans sa compréhension.

Mais il y a aussi une chienne ravie de nous avoir mais qui tourne en rond et veut se balader. Dès qu'elle nous voit nous approcher de la porte, elle bondit, trop contente de sortir... Mais non, faux départ!

Mais il y a aussi un mari en chômage technique. Qui n'a donc pas de travail à faire, contrairement à nous.

On a investi la table du salon pour travailler tous ensemble, mais du coup, la télé n'est pas accessible, et le silence est de mise, puisque je fais des entretiens téléphoniques.

 

Cette première semaine est une période surréaliste, difficile d'être serein face à ce qui nous attend et qu'on ne maitrise pas. On sait que ça va aller de mal en pis, mais personne ne sait ni quand, ni comment, ni pourquoi. J'ai parfois l'impression d'être dans un rêve, et des moments, je me sens bien de me dire que l'on fait ce qu'il faut à titre individuel. Et puis à d'autres, j'ai une panique sourde qui me comprime l'estomac et je me demande comment on va ressortir de tout ça.

On discutait de l'après. On se demandait comment on allait réagir, qu'est ce qu'on allait faire au moment où on aurait le feu vert pour sortir et reprendre contact avec les autres, nos proches, nos amis, nos collègues .Est ce qu'on va se précipiter chez papy et mamie et les serrer dans nos bras? Est ce qu'on va fondre en larmes? Est ce qu'on va simplement oser???? Je disais que ça me rappelait le tremblement de terre que nous avons vécu en février 2010 au Chili. Les gens qui ressortaient des maisons, hagards, perdus, mais soulagés d'être là et de croiser d'autres vivants...

On va en ressortir meurtris, je le sais, et très égoistement, j'espère que mes proches ne feront pas partie des dommages inévitables. J'ai peur pour ma mère. Pour mon père aussi, mais il est plus jeune, en meilleure santé. C'est mon "papa invincible", comme tous les papas, alors j'ai du mal à imaginer qu'il pourrait être affecté. Ma mère fait partie de ces personnes à risque qu'il faut protéger. Elle est âgée (même si elle ne fait pas son âge), elle est fragile en termes de santé (depuis la barre des 70, elle a moins la pêche). Et pourtant, elle est la personne la plus forte que je connaisse, et j'admire ce qu'elle est, ce par quoi elle est passée dans sa vie, la façon dont elle l'a gérée, et ce qu'elle nous a inculqué. Elle ne peut pas, elle ne doit pas être contaminée.

....

Petit résumé de la semaine:

Lundi: Je pars au bureau, je dois récupérer mon ordinateur, mes dossiers et organiser avec le reste de l'équipe notre travail pour les jours/ semaines à venir. Notre big boss nous dit qu'il ne pense pas nous revoir avant début mai. On déambule comme des zombies avec mon collègue, on téléphone, on maile, mais on revient inlassablement sur les sites d'information et les réseaux sociaux. Journée interminable et un départ dans le coton, en se demandant quand on se reverrait et comment on allait traverser tout ça, sans même pouvoir s'embrasser ou se serrer dans les bras pour nous donner du courage.

Mardi: Premier jour de télétravail, j'organise mon espace de travail dans une maison qui n'est pas adaptée pour. Le salon fera l'affaire, les enfants passant leur temps dans leur chambre, je ne pense pas les gêner, hors moment de travail! Et l'après-midi, je démarre mes entretiens téléphoniques, tandis que les enfants travaillent en face de moi. Je demande à mettre en place un planning pour mieux s'organiser, ne pas se marcher dessus, ne pas attiser les colères et frustrations. L'écoute est là, la mobilisation aussi. On va tester.

Mercredi: Catastrophe, mon ordi professionnel ne fonctionne plus. Je panique, j'arrive à contacter mon informaticien, à 10h30 le problème est résolu. Mais je vais devoir travailler l'après-midi pour compenser ce temps perdu. Ma fille se lève tôt, elle se met au travail très vite, le garçon, par contre, ne se lève pas. Je ne sais pas si la mobilisation sera là, vraiment. Et pourtant, l'après-midi se passe sérieusement. Tout le monde travaille, tout va bien. Première séance de sport à la "débauche". Ca tire, je crois que je meurs des muscles!

Jeudi: Journée très chargée en matière d'entretiens. Je passe ma journée au téléphone. Ce n'est pas évident. d'autant que mon mari rentre à 12h, ce que je n'avais pas anticipé. Le programme tiendra t'il? Les enfants travaillent, chacun à sa façon, à son rythme, avec son degré d'envie. Mes entretiens s'enchainent, un peu dans le coton, quand même, à se dire "est ce vraiment utile? que pouvons nous faire? comment cela va (non) évoluer?" Pas simple de répondre à ces interrogations que nous avons aussi...

Vendredi: Dernier jour de télétravail pour la semaine... ouf!! Les rendez-vous s'enchainent, les (non) réponses aussi, les questions se bousculent pour moi, pour eux. Les enfants essaient de tenir le rythme, mais ils n'en peuvent plus. Moi non plus. Je finis la journée, presque en larmes. C'est difficile. La séance de sport fait du bien, et je pars faire les courses. Première sortie en une semaine, premier contrôle. Sentiment de malaise, d'irréel. Mais je rentre chargée, ça faisait longtemps que je ne prévoyais pas les courses pour une semaine, d'habitude, je passe en sortant du boulot jusqu'à plusieurs fois par semaine en fonction des besoins. C'est étrange. En plus, on n'a pas de réserve pour l'apéro (n'en prenant pas de façon régulière, nous n'avons quasiment rien et je ne percute pas en faisant les courses), mais on se débouche une petite bouteille de vin rouge, il est nécessaire pour passer le "sas de décompression" et arriver au week-end.

Samedi: La tension est toujours là, on s'organise pour rendre le travail des enfants plus confortable (passer de mon petit notebook très abimé à un pc portable dont on ne se servait plus), on traine, on respire l'air du dehors, on profite du jardin. Oui, on a la chance de vivre en campagne, dans une maison avec jardin, et un lotissement qui ne vit pas en journée... Je rentre en contact avec ma famille du Chili, ça me parait important, et ça me rassure de les avoir au bout du téléphone. On crée un groupe whatsapp, ça libère un peu les tensions accumulées...

Dimanche: Et pourtant, je me réveille avant 07h00. Dépitée, je tourne, je vire. Je finis par me lever, et je sors promener mon chien (encore une fois, en campagne, et un chemin de balade juste au bout du lotissement. Peu ou pas de monde. Ca fait du bien. Je ne supporte plus d'entendre ce qui se dit à la télé (mais mon mari ne sait pas vivre sans). Je mets les écouteurs, j'écoute la musique qui me fait du bien. Et je décide de mettre en place ce journal hebdo.

 

Voici donc le planning établi :

09h00 je démarre le travail

10h00; les enfants me rejoignent, jusqu'à 12h maxi, cela dépend de leur quantité de travail du jour.

12h00: ils sont préposés au repas du midi, pendant que je continue à travailler. Le chien part en balade avec son "humain-papa"

13h00: on mange, on fait une pause, on respire, on parle.

14h00: reprise du travail pour moi, un peu pour ma grande. et l'après midi est libre pour eux.

17h30: fin de travail pour moi, et séance de sport tous les 3, renforcement musculaire, abdos fessiers, gainage... on fait ce qu'on peut, on se fait plaisir!

19h00 : je prépare le repas.

21h : séance télé : films, séries, peu importe, on s'évade!

Bien sûr au milieu de tout ça, il y a le ménage, mais là.... beaucoup moins d'intérêt, bizarrement! Mais je refuse de me battre avec eux. Tant pis si la maison est sale, on ne reçoit personne de toutes façons. Jusqu'à un coup de gueule bien poussé : action/réaction :)

Et sinon, les repas?

menu1

Voilà donc pour cette première semaine.

A bientôt!!

💛💙💜💚❤💛💙💜💚❤💛💙💜💚❤💛💙💜💚❤💛💙💜💛💙💜💚💛💙💜

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01 octobre 2019

new york avec... nous!

TELEPHONE - New York avec toi (Audio officiel)

Un jour, un défi...

Une envie, un pari...

Du travail, une récompense...

Pour la remercier d'être ce qu'elle est, de tenir ses engagements, de se donner les moyens, pour la féliciter pour ses réussites d'hier, d'aujourd'hui, de demain.

Pour encourager son frère à suivre la même voie (de ténacité, d'envie, de réussite), pour lui donner des envies d'ailleurs.

Pour vivre un moment inoubliable en famille, pour partager ce que nous sommes et ce dont nous rêvons, pour vivre ensemble l'anglais/américain que nous ne maitrisons pas.

Grâce à notre fille, nous décollons à la fin du mois,

Pour la période d'Halloween, qui est devenue au fil des ans, une de nos fêtes préférées.

Pour la saison de l'automne, qui est sans conteste ma saison de prédilection.

Pour la ville, le voyage dont il rêve depuis toujours,

Un jour, j'irai à New York avec ... nous!

j'ai hâte, j'ai peur...

je suis surexcitée, je suis inquiète.

je suis confiante, je me méfie...

c'est bientôt, le décompte peut commencer!

 

💛💙💜💚💛💙💜💚💛💙💜💚❤💛💙💜💚💛💙💜💛💙💜💚💛💙💜

 

 

 

 

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21 juin 2019

mon nom

Nametest sur FB !!

💛💙💜💚💛💙💜💚💛💙💜💚❤💛💙💜💚💛💙💜💛💙💜💚💛💙💜

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